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Affaires · depuis · maj · 8 sources

Volvo Cars : l'action chute jusqu'à 27 % après 2 500 suppressions de postes et un avertissement sur la Chine

L'action Volvo Cars a chuté jusqu'à 27 % dans les premiers échanges du 23 octobre 2026, après que le constructeur suédois a annoncé une perte au troisième trimestre et la suppression d'environ 2 500 postes dans le monde. L'entreprise a aussi prévenu que ses activités en Chine reculaient rapidement, avec des ventes en baisse de près de 50 % dans le pays.

Résultats et cours de Bourse

L'action Volvo Cars a chuté jusqu'à 27 % dans les premiers échanges à Stockholm le 23 octobre 2026, après l'annonce d'une perte au troisième trimestre plus lourde que ne l'attendaient les analystes. En fin de séance, le recul atteignait 26,6 %, d'autres premières estimations faisant état de 30 %. Le chiffre d'affaires du troisième trimestre s'est élevé à 66,9 milliards de couronnes suédoises, en baisse de 23 % sur un an, et l'entreprise a enregistré une perte nette de 5,7 milliards de couronnes. La perte d'exploitation s'est établie à 3,7 milliards de couronnes, soit une marge opérationnelle de -5,6 %. Volvo avait déjà lancé un avertissement sur résultats plus tôt en octobre et retiré ses prévisions annuelles ; le constructeur a perdu environ deux tiers de sa valeur boursière sur l'année 2026.

Chronologie

Chronologie de la restructuration de Volvo Cars
2025Volvo annonce environ 3 000 suppressions de postes dans le cadre d'une restructuration
Juillet 2026Accord de principe avec les gouvernements fédéral et flamand sur un soutien pouvant atteindre 119 millions d'euros pour le site de Gand
Octobre 2026Avertissement sur résultats lancé plus tôt dans le mois et prévisions annuelles retirées
2026-10-23Résultats du troisième trimestre, chute du titre jusqu'à 27 % et annonce de 2 500 suppressions de postes
Fin 2027Effet financier complet des mesures de réduction des coûts attendu

Cette réorganisation fait suite à environ 3 000 suppressions de postes annoncées en 2025, principalement parmi le personnel de bureau. En juillet 2026, Volvo est parvenu à un accord de principe avec les gouvernements fédéral et flamand sur des mesures de soutien pouvant atteindre 119 millions d'euros pour son site de Gand. L'avertissement sur résultats est intervenu plus tôt en octobre, et les résultats du 23 octobre ont déclenché cette nouvelle vague de suppressions et la chute du titre.

Chine et États-Unis

Les ventes en Chine ont reculé de près de moitié au dernier trimestre, selon l'entreprise, face à la concurrence acharnée des nouvelles marques chinoises de voitures électriques et à la pression sur les prix. Aux États-Unis, les droits de douane à l'importation et la fin des aides à l'achat de véhicules électriques ont comprimé les marges. L'Europe fait figure d'exception : Volvo y détenait 45 % des ventes de voitures électriques haut de gamme au troisième trimestre, selon une note interne. Le directeur général Hakan Samuelsson a déclaré aux analystes que l'ancien modèle, consistant à produire des voitures mondiales en Europe et à les vendre à prix élevé en Chine, ne fonctionnait plus, et il a reconnu que Volvo avait sous-estimé la vitesse à laquelle le marché chinois évoluait.

Suppressions de postes et économies

Volvo prévoit de supprimer environ 2 500 postes dans le monde, soit près de 6 % de ses effectifs, dont 2 000 en Suède. La localisation des 500 postes restants n'a pas été précisée. Les réductions passeront par la fin de contrats de conseil, le turnover naturel et des plans de départ ciblés. Une grande partie des suppressions suédoises devrait concerner la région de Göteborg, où l'entreprise a son siège historique et ses sites de production. Volvo prévoit également de réduire de 5 milliards de couronnes suédoises supplémentaires, soit environ 450 millions d'euros, ses dépenses indirectes et ses coûts variables, avec un effet financier complet attendu d'ici à la fin de 2027. À cette échéance, les dépenses indirectes devraient être inférieures de près de 25 % à celles de l'exercice 2024. Le directeur financier Fredrik Hansson a indiqué que ces réductions se feraient par des départs volontaires et une politique d'embauche très restrictive.

Conséquences à Gand et à Bruxelles

L'impact sur les activités belges de Volvo n'est pas encore connu. L'usine de Gand emploie 6 300 personnes et une centaine de salariés travaillent dans les bureaux de Bruxelles. Des suppressions de postes ne peuvent y être exclues, mais la répartition des coupes entre les sites n'est pas arrêtée. L'usine de Gand est la dernière grande usine automobile de Belgique et prépare une collaboration avec Geely qui pourrait accueillir à l'avenir des voitures d'autres marques sur le site.

Pression sur tout le secteur

Volkswagen et BMW revoient eux aussi leurs activités en Chine, en renforçant leurs partenariats avec des entreprises chinoises et des équipes de développement locales pour répondre aux concurrents nationaux et à la pression sur les prix. Les propos de Hakan Samuelsson suggèrent que ces mesures pourraient ne pas suffire à reconquérir les parts de marché perdues. Volvo appartient au groupe chinois Geely depuis 2010 et prévoit d'utiliser la technologie et les plateformes de Geely pour adapter son offre aux préférences locales en Asie. Hakan Samuelsson a déclaré que Volvo pouvait développer des voitures avec Geely en utilisant des logiciels chinois, ce qu'il a qualifié d'avantage significatif.

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Sources