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Le tribunal de Milan rejette la demande de report de peine du bijoutier italien Mario Roggero, 72 ans

Le tribunal de surveillance de Milan a déclaré irrecevable une demande de suspension de la peine de 14 ans du bijoutier Mario Roggero, 72 ans, pendant qu'il sollicite une grâce présidentielle pour avoir tué deux voleurs en 2021.

Deuxième rejet judiciaire à Milan

Le tribunal de surveillance de Milan a déclaré irrecevable une demande de report de peine déposée pour le bijoutier de 72 ans, Mario Roggero. Roggero est actuellement détenu à la prison de Bollate pour purger une peine définitive de 14 ans et neuf mois après avoir abattu deux voleurs et en avoir blessé un troisième à la suite d'un cambriolage dans sa bijouterie à Grinzane Cavour en avril 2021. La décision, rendue jeudi matin, est conforme aux réquisitions du procureur général et constitue son deuxième revers procédural en quelques jours. Le tribunal de surveillance de Turin avait rejeté une demande identique plus tôt dans la semaine, incitant ses avocats, Sergio Novani et Stefano Marcolini, à déposer une demande en double à Milan tout en sollicitant une grâce présidentielle auprès du président Sergio Mattarella.

Principales étapes de l'affaire Mario Roggero
2021-04-28Roggero abat deux voleurs et en blesse un troisième lors d'un cambriolage dans sa bijouterie à Grinzane Cavour.
2026-07Roggero entre à la prison de Bollate pour purger sa peine définitive de 14 ans et neuf mois.
2026-09-14Le tribunal de surveillance de Turin rejette la première demande de report de peine de Roggero en attendant une grâce présidentielle.
2026-09-16Roggero s'exprime en personne au tribunal de surveillance de Milan lors de l'audience sur sa seconde demande de libération.
2026-09-17Le tribunal de surveillance de Milan déclare irrecevable la seconde demande de report de peine de Roggero.

Fondements juridiques et limites procédurales

Dans une ordonnance de deux pages, le président du tribunal Marcello Bortolato et la juge Carmen D'Elia ont estimé que le mécanisme juridique du report de peine ne peut être appliqué à des personnes déjà incarcérées. Le collège milanais, auquel se sont joints les juges assesseurs Bisconti et Morante, a noté que le report lié à une demande de grâce est une mesure exceptionnelle limitée à une durée maximale de six mois. Les juges ont statué que cette mesure est strictement réservée aux personnes encore en liberté avant le début de l'exécution de leur peine. Roggero ayant déposé la demande milanaise après son entrée à la prison de Bollate en juillet 2026, le tribunal a estimé que l'accorder constituerait une répétition procédurale irrégulière. La décision précise que les personnes incarcérées doivent plutôt recourir à d'autres mécanismes juridiques, notamment la suspension de peine ordinaire ou la détention à domicile.

Déclarations à l'audience et pourvoi en cassation

Roggero s'est adressé directement aux magistrats milanais lors d'une audience mercredi, déclarant que sa détention à Bollate l'avait amené à reconsidérer les événements du 28 avril 2021. Il a dit au tribunal qu'il aurait pu être moins impulsif et plus réfléchi lors de la confrontation dans sa bijouterie.

Chaque vie mérite le respect selon cette métaphore selon laquelle nous sommes tous des gouttes d'un vaste océan.

— Mario Roggero

L'avocat de la défense, Stefano Marcolini, a noté que parler de repentir formel restait inapproprié à ce stade, tout en confirmant que Roggero ne répéterait pas ses actes. Les avocats de la défense ont demandé l'assignation à résidence comme requête subsidiaire en cas de refus du report de peine, et ont confirmé qu'ils préparaient un pourvoi en cassation contre le rejet antérieur du tribunal de Turin. Les documents judiciaires précédents comprenaient une lettre de l'épouse de Roggero, Mariangela Sandrone, qui décrivait son long emprisonnement comme équivalent à une peine à perpétuité compte tenu de son âge et de sa séparation d'avec sa famille.

Réactions politiques et législation sur la légitime défense

La décision du tribunal a provoqué des réactions immédiates de la part de personnalités politiques et de responsables gouvernementaux italiens. La présidente du Conseil, Giorgia Meloni, a qualifié la peine du bijoutier de disproportionnée, tandis que plusieurs membres de la coalition au pouvoir ont renouvelé leurs appels à une grâce présidentielle. Le vice-président du Conseil et ministre des Transports, Matteo Salvini, a rendu visite à Roggero à la prison de Bollate et a parrainé un projet de loi de la Ligue visant à réformer les dispositions italiennes sur la légitime défense. Le texte proposé vise à accorder l'immunité juridique à toute réaction survenant dans l'immédiateté d'une attaque armée à l'intérieur d'un domicile ou d'un commerce. Les partenaires de coalition de Forza Italia ont accueilli la proposition législative avec un accueil froid. La Ligue a également annoncé une initiative visant à collecter des fonds pour les frais de justice de Roggero lors de son prochain rassemblement à Pontida.

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Sources