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Diplomatie · depuis · maj · 8 sources

Israël ordonne la fermeture du consulat britannique après l'interdiction par le Royaume-Uni du commerce des colonies en Cisjordanie

Israël a ordonné la fermeture du consulat britannique à Jérusalem-Est et expulsé des diplomates après les sanctions commerciales du Royaume-Uni contre les colonies de Cisjordanie.

Interdictions commerciales sur les produits des colonies

Le secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères, Ed Miliband, a annoncé que le Royaume-Uni interdira toutes les importations provenant des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée. Les restrictions interdisent aux entreprises britanniques de fournir des services à ces colonies, couvrant le financement, la construction, les infrastructures, l'immobilier et la publicité. La France et le Canada se sont joints au Royaume-Uni en annonçant des interdictions prévues sur les importations des colonies, tandis que la Suède et dix autres pays européens ont approuvé des mesures commerciales similaires. Des responsables britanniques ont informé l'administration Trump à l'avance, et de hauts responsables américains n'ont pas critiqué publiquement cette décision. Le Premier ministre Andy Burnham a défendu la politique au Parlement mercredi, déclarant que la Grande-Bretagne devait s'opposer à l'injustice.

Ordres d'expulsion israéliens et interdictions de voyage

En représailles, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a ordonné la fermeture du consulat britannique à Jérusalem-Est, qui est accrédité auprès de l'Autorité palestinienne. Les autorités israéliennes ont confirmé que les diplomates britanniques de la mission de Jérusalem-Est perdront leur accréditation diplomatique dans un délai de 30 jours. Le personnel britannique affecté à une mission de coordination à Gaza dirigée par les États-Unis dans le sud d'Israël et les diplomates stationnés à Ramallah ont reçu sept jours pour quitter le pays. Saar a également interdit à douze citoyens britanniques, dont des parlementaires, d'entrer en Israël. Le cabinet israélien a programmé une réunion mercredi pour déterminer d'autres réponses contre les nations qui ont soutenu les mesures britanniques.

Escalade des mesures diplomatiques entre le Royaume-Uni et Israël
8 sept. Le Royaume-Uni annonce des interdictions commerciales et de services sur les colonies de Cisjordanie ; la France et le Canada annoncent des interdictions prévues
2026-09-08, evening evenLe ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar ordonne la fermeture du consulat britannique à Jérusalem-Est
9 sept. Israël fixe des délais d'expulsion de 7 et 30 jours pour les diplomates britanniques tandis que le Premier ministre Andy Burnham défend la politique

Réactions dans les milieux politiques britanniques et israéliens

Les sanctions ont suscité un débat interne en Grande-Bretagne sur la sécurité des communautés et la politique étrangère. Le grand rabbin Sir Ephraim Mirvis a qualifié les sanctions de jour sombre qui pourrait mettre les Juifs britanniques en plus grand danger. Miliband a rejeté cet avertissement, déclarant que les ministres peuvent critiquer le gouvernement de Benjamin Netanyahu tout en luttant contre l'antisémitisme. Ellie Chowns, députée du Parti vert et l'une des douze personnalités britanniques interdites par Israël, a déclaré qu'elle avait déjà décliné une invitation d'un groupe de paix en raison de préoccupations liées à l'entrée.

Nous avons tous l'obligation de prendre la parole et ce sont des valeurs britanniques fondamentales : défendre le droit des personnes, quelle que soit leur origine, à vivre en paix et en sécurité. Et de dénoncer les actions violentes d'un gouvernement si nous les voyons.

— Ellie Chowns

Pressions électorales et réponses institutionnelles

Ce différend survient à moins de sept semaines des élections nationales israéliennes, où tous les principaux candidats rejettent un État palestinien. Une enquête de l'Institut de politique du peuple juif a révélé que près des trois quarts des Juifs israéliens sont favorables à une annexion partielle ou totale de la Cisjordanie. À l'inverse, un groupe de personnalités israéliennes éminentes, dont un ancien Premier ministre, un ancien chef d'état-major et le président de l'Académie israélienne des sciences et des lettres, a publié une déclaration qualifiant les sanctions britanniques de résultat inévitable des défaillances gouvernementales. L'ancien diplomate israélien Alon Pinkas a observé que la coalition au pouvoir cherche un avantage politique en faisant face aux pressions extérieures.

C'est un gouvernement qui se délecte de cette idée que le monde est contre nous. C'est un état d'esprit : nous sommes la victime perpétuelle. Et ils pensent qu'ils doivent être les durs et montrer que nous sommes rebelles et que nous ne céderons pas.

— Alon Pinkas
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Sources