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L'administration Trump demande à la Cour suprême de lever le blocage du mur frontalier de Big Bend

L'administration Trump a demandé à la Cour suprême des États-Unis de lever une injonction d'une juridiction inférieure qui a stoppé la construction d'un mur frontalier près du parc national de Big Bend, au Texas.

Appel d'urgence devant la Cour suprême

L'administration Trump a demandé mercredi 21 octobre 2026 à la Cour suprême des États-Unis de lever une injonction d'une juridiction inférieure qui a stoppé la construction d'un mur frontalier près du parc national de Big Bend, dans l'ouest du Texas. Le ministère de la Justice a déposé cette requête d'urgence par l'intermédiaire du solliciteur général John Sauer et a demandé aux juges de suspendre ou d'annuler l'ordonnance pendant que se poursuit la procédure contre le projet. John Sauer a qualifié la décision de la juridiction inférieure de « sans fondement » et averti que l'arrêt des travaux laisserait « un trou de plus de 300 miles dans les défenses frontalières ». La Cour suprême n'a pas encore répondu à l'appel.

Dérogations et procédure judiciaire

Trois dérogations délivrées cette année par les secrétaires à la Sécurité intérieure ont écarté les lois environnementales et de préservation historique, dont l'Endangered Species Act et le National Historic Preservation Act, afin que les barrières, routes de patrouille, éclairages et technologies de détection puissent être installés plus vite. Kristi Noem, alors secrétaire, a signé la première dérogation, et Markwayne Mullin, l'actuel secrétaire, les deux autres entre février et juillet. L'administration a déclaré qu'elle n'entendait pas ériger un grand mur à l'intérieur du parc national, mais elle maintient ses projets d'infrastructures frontalières ailleurs dans la région. Les récits sur la longueur du projet divergent : certains évoquent plus de 300 miles (près de 500 kilomètres) de barrières et de routes, d'autres une portion de plus de 500 miles dans un projet de 1,7 milliard de dollars. Les plaignants, dont le Center for Biological Diversity, une association qui défend une église historique de Ruidosa, et un guide fluvial, ont déposé plainte en avril, estimant que le gouvernement avait violé la Constitution en écartant des dizaines de lois.

Injonction et décision ultérieure

La juge Kathleen Cardone, du tribunal fédéral d'El Paso, a stoppé les travaux le 2 octobre et ordonné qu'ils le restent jusqu'à ce que le gouvernement se conforme à toutes les lois applicables. Elle a estimé que le gouvernement ne disposait pas d'une autorisation claire du Congrès pour écarter les lois environnementales dans cette zone précise, et elle a souligné que les niveaux d'entrées illégales à Big Bend étaient inférieurs à ceux d'autres secteurs de la frontière sud. Dans une décision ultérieure, elle a jugé que les dérogations excédaient les pouvoirs de Kristi Noem et de Markwayne Mullin.

Dates clés du litige sur le mur frontalier de Big Bend
2026-04Les plaignants déposent la plainte contestant les dérogations
2026-08L'administration suspend la construction à Big Bend après des critiques bipartisanes
2026-10-02La juge Kathleen Cardone suspend la construction par une injonction
2026-10-14Kathleen Cardone rend une décision écrite dans l'affaire
2026-10-21Le ministère de la Justice demande à la Cour suprême de lever l'injonction

Dans une décision rendue le 14 octobre, Kathleen Cardone a écrit que sans injonction, les plaignants et le public perdraient des terres protégées qui soutiennent le tourisme, l'agriculture et l'éducation.

Comme les plaignants l'ont démontré, sans injonction, ils sont exposés, comme le public dans son ensemble, à perdre définitivement des espaces sauvages protégés qui bénéficient au tourisme, aux loisirs, à l'agriculture, à l'élevage, à la spiritualité, à la sensibilité esthétique et à l'éducation.

— Kathleen Cardone

L'administration avait déjà suspendu la construction en août, après des critiques bipartisanes sur les effets possibles du projet sur le paysage et la faune du parc.

L'argumentation juridique du gouvernement

Le ministère de la Justice qualifie l'injonction de « frivole » et soutient que l'Illegal Immigration Reform and Immigrant Responsibility Act de 1996 confère au secrétaire à la Sécurité intérieure un pouvoir discrétionnaire exclusif pour écarter les exigences légales qui ralentissent la construction. Dans son mémoire, il affirme que ce pouvoir de dérogation s'applique même lorsque la question revêt une importance économique et politique considérable.

Le Congrès a clairement autorisé le secrétaire à la fois à construire des barrières frontalières et à écarter les exigences légales afin de faciliter leur construction rapide.

— ministère de la Justice des États-Unis

Le gouvernement avertit également que l'arrêt des travaux laisse un trou dans les défenses frontalières et que les flux migratoires bloqués ailleurs pourraient se déplacer vers Big Bend. Les opposants, dont des éleveurs, des habitants, des commerçants locaux et des groupes de protection de la nature, contestent la nécessité de cette extension et affirment que la zone représente environ 1 % des interpellations de migrants.

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Sources