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Diplomatie · · 8 sources

L'Égypte réitère son rejet du mémorandum maritime turco-libyen, Fidan propose des discussions

À Istanbul, le vendredi 23 octobre, le ministre égyptien des Affaires étrangères a réitéré le rejet catégorique du Caire du mémorandum de 2019. Hakan Fidan a ensuite proposé des discussions qui, selon Skai, n'incluraient pas la Grèce.

Le Caire réaffirme son objection à Istanbul

Le vendredi 23 octobre, le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty s'est entretenu à Istanbul avec son homologue turc Hakan Fidan, en marge des réunions d'un mécanisme à quatre auquel participent trois pays européens. Selon le ministère égyptien des Affaires étrangères, les deux hommes ont discuté de la situation en Libye et Abdelatty a réitéré le rejet catégorique par son pays de la ratification par la Chambre des représentants libyenne du mémorandum turco-libyen signé en 2019. Il a également appelé au respect du droit international et de la convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 pour la délimitation des zones économiques exclusives et des plateaux continentaux, des principes qu'il a présentés comme reposant sur la justice et l'égalité entre les États.

Fidan, qui s'exprimait à Istanbul après avoir rencontré ses homologues d'Égypte, du Pakistan, d'Arabie saoudite, d'Allemagne, de France, du Royaume-Uni et d'Italie, a déclaré comprendre les préoccupations de l'Égypte au sujet de la Libye. Il a souligné la nécessité de la concertation, de la coordination et d'un travail commun pour répondre à ces préoccupations et soutenir les efforts vers la sécurité et la stabilité dans le pays. Il a aussi indiqué qu'Ankara annoncerait bientôt une « très bonne nouvelle » sur l'unification des factions rivales de l'est et de l'ouest de la Libye.

La proposition de Fidan et le volet grec

Des sources diplomatiques turques ont indiqué à Skai qu'Ankara soutient, par principe, la coopération entre tous les pays de la région sur ces questions. Le même rapport indique que Fidan a proposé des discussions entre la Turquie, l'Italie et l'Égypte, un format qui laissait de côté la Grèce alors que les objections d'Athènes avaient été explicitement mentionnées. Kathimerini a rapporté que la proposition couvrait la Turquie, l'Italie, l'Égypte et la Libye. Fidan a déclaré avoir présenté cette position à son homologue égyptien et qu'elle était aussi celle du président turc, selon Kathimerini.

Nous avons signé le mémorandum de coopération en 2019. Près de sept ans se sont écoulés depuis.

— Hakan Fidan

Fidan a soutenu que l'accord est déjà juridiquement en vigueur et s'est dit surpris que son approbation par la Chambre des représentants libyenne soit devenue un sujet aussi contesté. Il a également dit voir clairement les actions de la Grèce au niveau de l'UE, qu'il a qualifiées de compréhensibles. Les sources diplomatiques de Skai ont présenté la position turque comme une ouverture au dialogue, tandis que le compte rendu égyptien de la réunion était centré sur le rejet de l'accord.

L'objection juridique de l'Égypte

L'objection de l'Égypte porte sur la ratification par la Chambre des représentants libyenne d'un mémorandum entre le gouvernement de Fayez al-Sarraj et la Turquie. Avant la réunion, Abdelatty a accordé un entretien à la chaîne turque TRT dans lequel il a décrit l'accord de 2019 en termes catégoriques.

L'accord de 2019 est entièrement nul et non avenu et ne possède aucune force juridique.

— Badr Abdelatty

Dans une publication sur X, Abdelatty a déclaré que la ratification était au centre de la réunion d'Istanbul et qu'il avait réitéré à Fidan le rejet catégorique de l'Égypte. La réponse de Fidan, telle que rapportée par des médias égyptiens et grecs, s'est limitée à reconnaître les préoccupations de l'Égypte et à appeler à la poursuite du dialogue. Les rapports ne donnent ni date ni lieu pour les discussions proposées par Fidan, et ils divergent sur la question de savoir si la Libye serait à la table.

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Sources