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Santé & Éducation · depuis · maj · 8 sources

Le rapport PISA 2025 de l'OCDE révèle un déclin mondial des résultats des élèves en lecture et en mathématiques

L'OCDE a publié sa dernière enquête PISA couvrant 91 pays, enregistrant des baisses moyennes de 14 points en lecture et de 9 points en mathématiques chez les élèves de 15 ans.

Baisse mondiale dans les pays de l'OCDE

L'Organisation de coopération et de développement économiques a publié son enquête PISA 2025 le 8 septembre 2026, évaluant les élèves de 15 ans dans 91 pays et économies. Les résultats montrent les niveaux de performance moyens les plus bas jamais enregistrés depuis le début de l'évaluation triennale en 2001. Dans les États membres de l'OCDE, les scores moyens ont baissé de 14 points en compréhension de l'écrit, 9 points en mathématiques et 3 points en sciences par rapport au cycle 2022. Au total, 20 % des élèves évalués n'atteignent désormais pas le niveau de compétence de base en lecture, mathématiques et sciences, contre 16 % en 2022. Au cours de la dernière décennie, les retards d'apprentissage dans l'OCDE ont atteint 1,5 an en compréhension de l'écrit et plus d'un an en mathématiques.

Baisse moyenne des scores PISA de l'OCDE par matière entre 2022 et 2025
points
Lecture-14
Mathématiques-9
Sciences-3

Résultats nationaux en France et en Belgique

En France, les scores des élèves en mathématiques ont baissé de 16 points, tandis que la compréhension de l'écrit a chuté de 18 à 20 points par rapport à 2022. En termes de progression curriculaire, les élèves français de 15 ans ont accumulé un retard d'apprentissage de 10 mois en lecture et de neuf mois en mathématiques par rapport aux niveaux de 2022. Les résultats en sciences sont restés relativement stables, perdant 4 points, ce qui représente un retard de deux mois. La France se classe 27e sur 91 systèmes participants, perdant une place par rapport à l'édition précédente. En Belgique voisine, la compréhension de l'écrit a également reculé, laissant près de 30 % des élèves en dessous du seuil de compétence minimal requis. Les commentateurs français ont également souligné les contraintes nationales, notamment le fait que plus de 80 % des élèves français fréquentent des écoles publiques en raison d'un manque de places dans les établissements privés sous contrat.

La France reste dans la moyenne des pays de l'OCDE, mais les scores globaux sont de plus en plus bas. Les pays poursuivent le déclin mondial contre lequel l'OCDE avait déjà tiré la sonnette d'alarme en 2022.

— Eric Charbonnier

Médias numériques et facteurs de classe

Le milieu socio-économique continue de déterminer les disparités dans les résultats scolaires, tandis que les habitudes numériques sont devenues un facteur important dans l'évolution récente des scores. Les données PISA indiquent que seulement 20 à 30 % des élèves évitent d'utiliser des outils d'intelligence artificielle. Des scores plus élevés en sciences sont corrélés à une moindre utilisation de l'IA et à un usage discipliné des appareils numériques pour les tâches éducatives. Les commentateurs ont noté que l'engagement constant avec des réseaux sociaux axés sur l'image comme Instagram et TikTok érode l'endurance en lecture et la compréhension des textes. D'autres éléments contributifs cités dans les systèmes européens incluent les perturbations en classe, la pénurie d'enseignants, les logiciels éducatifs non éprouvés et les pertes d'apprentissage persistantes dues aux fermetures pandémiques dans des pays comme l'Allemagne et la Norvège.

Part des élèves de l'OCDE ayant des niveaux de compétences insuffisants dans les matières principales
%
202216
202520

Conséquences économiques et débats politiques

Le ministre de l'Éducation Édouard Geffray a qualifié les résultats français de préoccupants, à sept mois de l'élection présidentielle. Les dirigeants d'entreprises ont averti que la baisse des niveaux d'éducation réduit la productivité de la main-d'œuvre à long terme, la création de richesse nationale et le financement des retraites. Pierre-André de Chalendar a cité des recherches de l'OCDE évaluant les gains potentiels d'améliorations éducatives.

L'OCDE a fait un calcul montrant que si la France se trouvait aujourd'hui dans la moyenne des 10 meilleurs, nous aurions une productivité en France qui serait supérieure de 2,7 %.

— Pierre-André de Chalendar

Pour faire face à ce déclin, les représentants des entreprises ont recommandé d'accorder aux chefs d'établissement une plus grande autonomie de gestion et d'augmenter les salaires des enseignants, citant des réformes structurelles qui ont amélioré les performances au Portugal et en Pologne.

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Sources