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Cinéma & Médias · · 7 sources

Les entrées en salle en Italie en hausse de 19 % au premier semestre 2026, les films vivent après leur sortie

L'étude Sala e salotto d'Anica, présentée au marché MIA de Rome, recense 40,6 millions d'entrées en salle au premier semestre 2026 et 8 vues sur services payants pour chaque billet de cinéma, jusqu'à 19 pour les films italiens.

Les entrées se redressent, mais les visites sont plus rares

L'étude Sala e salotto, réalisée par Ergo Research pour Anica et présentée au marché MIA de Rome le 22 octobre, recense 40,6 millions d'entrées en salle au premier semestre 2026, en hausse de 19 % sur la même période de 2025. Sur les dix-huit mois allant de janvier 2025 à juin 2026, 29,6 millions de personnes sont allées au cinéma, un niveau que l'étude situe à celui d'avant la pandémie. La fréquence des visites n'est en revanche pas revenue. Les billets vendus sont passés de 134 millions sur les dix-huit mois précédant la pandémie (janvier 2018 à juin 2019) à 109 millions sur la période récente, soit un écart de 25 millions, ou 19 %. Chaque spectateur achète désormais 3,7 billets, contre 4,5 auparavant.

Billets de cinéma vendus sur deux périodes de 18 mois
millions de billets
Janv. 2018 à juin 2019134
Janv. 2025 à juin 2026109

Les jeunes publics portent la reprise

Les moins de 35 ans représentent 56 % des entrées alors qu'ils comptent pour 31 % de la population, et l'âge moyen en salle est de 36 ans. La tranche des 15-24 ans est la seule à avoir acheté plus de billets en 2025 qu'en 2019. Les plus de 50 ans sont les plus gros utilisateurs des services payants, selon l'étude. Tinny Andreatta, vice-présidente des contenus italiens de Netflix, résume le lien entre les deux marchés :

70 % des vues sur les services payants viennent de personnes qui vont au cinéma ; il n'y a pas d'opposition.

— Tinny Andreatta

Les films continuent de rapporter après leur passage en salle

Les Italiens regardent 91 films par an, soit environ un tous les quatre jours, et 62 % de ces vues se font en clair ou à la demande, les services payants représentant 22 %. Le cinéma compte pour moins de 2 % du visionnage total, mais l'étude le présente comme le point de lancement des fenêtres suivantes. Pour chaque billet de cinéma, les personnes interrogées déclarent 8 vues sur services payants, et jusqu'à 19 pour les films italiens. Sur une période d'observation du 21 mai au 17 juin, 4,2 millions d'entrées ont correspondu à une estimation de 32,5 millions de vues complètes sur les services payants. Parmi les films italiens récents regardés sur les services payants, 92 % étaient déjà sortis en salle. Parmi les titres italiens les plus regardés sur les plateformes payantes ce mois-là, Buen Camino de Checco Zalone arrive en tête, avec 9,6 millions de spectateurs en salle, devant Diamanti et ses 3 millions.

Vues sur services payants par billet de cinéma
vues par billet
Tous les films8
Films italiens19

Les institutions se félicitent des chiffres

Le président d'Anica, Alessandro Usai, estime que juger un film sur le seul box-office donne une image trompeuse :

Réduire le jugement sur le succès d'un film aux seuls chiffres du box-office est totalement trompeur.

— Alessandro Usai

La sous-secrétaire d'État à la Culture, Lucia Borgonzoni, a indiqué que la fréquentation avait progressé de 35 % et le box-office de 45 % par rapport à l'an dernier au 21 octobre. Elle a aussi déclaré que les films ne naissent pas et ne meurent pas en salle :

Lucia Borgonzoni a également qualifié l'été de record, avec 20,8 millions d'entrées entre juin et août selon les données de Cinetel.

Convergence, pas concurrence

Paolo Del Brocco, directeur général de Rai Cinema, décrit la relation entre les salles et les plateformes comme passée du conflit à la convergence. Selon lui, les salles restent l'étoile polaire, tandis que la première fenêtre payante peut soutenir le financement de la production.

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Sources