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Santé & Éducation · depuis · maj · 8 sources

Esmo 2026 : un vaccin personnalisé contre le mélanome réduit les récidives de 42 %, une association contre le cancer du poumon abaisse le risque de décès de 58 %

Les résultats de phase 3 présentés au congrès Esmo 2026 à Madrid montrent qu'un vaccin à ARNm personnalisé a réduit les récidives de mélanome de 42 %, tandis qu'une association de traitements contre le cancer du poumon a abaissé le risque de décès de 58 %.

Essai du vaccin contre le mélanome

Les résultats de phase 3 de l'étude INTerpath-001, présentés au congrès Esmo 2026 à Madrid, ont évalué un vaccin à ARNm individualisé, l'intismeran autogene, administré avec l'immunothérapie standard pembrolizumab. L'essai a inclus 1 137 patients atteints d'un mélanome à haut risque dont la tumeur avait été retirée chirurgicalement. Après deux ans, l'association a réduit le risque de récidive de 42 % et le risque de métastase à distance de 38 % par rapport au pembrolizumab seul. Michele Del Vecchio, chef du service d'oncologie médicale du mélanome à l'Istituto nazionale dei tumori de Milan, dont le centre a inclus plus de patients que tout autre site dans le monde, a présenté les résultats.

Pour la première fois, une thérapie personnalisée ciblant les néoantigènes a montré des bénéfices dans une étude de phase 3.

— Michele Del Vecchio

Le vaccin utilise la même technologie ARNm que certains vaccins contre le Covid-19 et est élaboré à partir d'informations sur la tumeur de chaque patient. L'étude était randomisée et en double aveugle, et portait sur des patients atteints d'un mélanome de stade IIB à IV. Les chercheurs ont précisé que le vaccin n'est pas conçu pour prévenir le mélanome, mais pour empêcher sa récidive chez des personnes déjà opérées.

Association contre le cancer du poumon

Amgen a rapporté les résultats intermédiaires de l'étude de phase 3 DeLLphi-305, dans laquelle le tarlatamab a été associé au durvalumab, l'immunothérapie d'AstraZeneca, en traitement d'entretien de première ligne du cancer du poumon à petites cellules au stade étendu. Le rapport de risque était de 0,42, ce que l'entreprise traduit par un risque de décès inférieur de 58 %. La survie globale médiane atteint 21,1 mois, contre 12,7 mois avec le durvalumab seul, soit un gain de plus de huit mois. Les données de l'étude indiquent qu'environ 80 % des patients étaient en vie à un an, contre 53 % avec le durvalumab seul. Marcello Tiseo, qui dirige l'oncologie médicale à l'hôpital universitaire de Parme, a indiqué qu'avant cette association, la survie médiane au stade étendu était généralement d'environ 12 mois à partir du diagnostic.

C'est un grand pas en avant pour les patients atteints d'une maladie aussi difficile.

— Marcello Tiseo
Survie globale médiane, cancer du poumon à petites cellules au stade étendu
mois
Tarlatamab plus durvalumab21.1
Durvalumab seul12.7

Les résultats ont été présentés lors du symposium présidentiel de l'Esmo et publiés simultanément dans le New England Journal of Medicine. La présentation a été saluée par une ovation debout du public.

Étude sur le cancer de la vessie

L'étude Volga, également présentée à l'Esmo, a testé le durvalumab périopératoire associé à l'enfortumab vedotin dans le cancer de la vessie infiltrant le muscle, chez des patients ne pouvant pas recevoir de chimiothérapie à base de cisplatine. Selon les résultats cités par Rossana Berardi, l'association a réduit le risque de récidive de 49 % et le risque de décès de 42 %. Emiliano Tamburini, de l'hôpital Cardinale Panico de Tricase, a déclaré que ce protocole ouvrait des options de traitement à des patients qui en avaient peu auparavant, en particulier les patients âgés et fragiles dont la seule option avait été la chirurgie. Berardi, présidente élue de l'Aiom, a indiqué que le sang dans les urines est le symptôme le plus fréquent de la maladie et a averti qu'il est souvent négligé.

C'est un signal qui ne doit pas être sous-estimé, car il peut parfois être attribué à d'autres causes.

— Rossana Berardi

L'Italie enregistre environ 29 000 nouveaux diagnostics de cancer de la vessie par an, dont environ 23 000 chez les hommes, selon les données Aiom-Airtum 2025. Berardi a noté qu'il n'existe pas de programme de dépistage pour la population générale, de sorte que la prévention et le diagnostic précoce sont essentiels, tout comme une approche multidisciplinaire associant urologues, oncologues et radiothérapeutes.

Comparaison des trois résultats

Les réductions de risque rapportées dans les trois études vont de 38 % à 58 %.

Réduction du risque rapportée dans les essais de phase 3 de l'Esmo 2026
%
Mélanome : récidive42
Mélanome : métastase à distance38
Cancer de la vessie : récidive49
Cancer de la vessie : décès42
Cancer du poumon : décès58

La réduction la plus importante est celle de 58 % du risque de décès dans le cancer du poumon. Les résultats du mélanome et de la vessie comportent chacun un chiffre de 42 %, mais celui du mélanome mesure les récidives tandis que celui de la vessie mesure les décès. Amgen a indiqué travailler rapidement pour partager ses données avec les autorités réglementaires du monde entier.

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Sources