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Gouvernement · depuis · maj · 8 sources

Le maire d'Algeciras, Landaluce, mis en cause, clame son innocence après son audition devant la juge

Landaluce, maire depuis plus de quinze ans, a été entendu comme mis en cause après une plainte pour des attouchements non consentis en juillet. Il a annoncé qu'il quitterait ses fonctions le 25 octobre.

L'audition

Le maire d'Algeciras, José Ignacio Landaluce, a été entendu vendredi 23 octobre par la juge du tribunal de lutte contre les violences faites aux femmes numéro 2 d'Algeciras, où il comparaissait comme mis en cause pour une infraction sexuelle présumée. L'audition a duré environ une heure et demie et, selon des sources judiciaires, il a répondu aux questions de la magistrate et de toutes les parties. À l'issue, il a déclaré aux journalistes que son récit était exact et qu'il était innocent.

J'ai raconté les faits tels qu'ils se sont produits.

— José Ignacio Landaluce

Il a dit se sentir fatigué après l'audition et a décrit l'enjeu en termes crus.

Vous risquez votre image, la confiance de vos voisins et cette mort politique et sociale.

— José Ignacio Landaluce

Il s'est dit plus calme désormais que le dossier est entre les mains de la justice, où il estime qu'il ne sera pas entraîné dans les menaces et les manœuvres qu'il dit avoir subies, et il a critiqué le traitement médiatique. Il a aussi indiqué que la plainte compte 110 pages contenant beaucoup de texte répétitif, qu'il attribue à l'intelligence artificielle. Il a précisé n'avoir reçu ces pages que le mardi 20 octobre.

La plainte et la chronologie

La plainte a été déposée le 12 octobre par une femme membre des Nuevas Generaciones du PP, qui occupe un poste au sein du personnel municipal. Selon son récit, Landaluce, médecin en exercice, lui a touché les seins le 10 juillet lors d'une réunion à la mairie, sous prétexte de lui expliquer un examen médical. Une première plainte, déposée en septembre, avait été révélée avant le dépôt du 12 octobre. Auparavant, elle avait rencontré le président provincial du PP, Bruno García, pour lui décrire les faits, après quoi l'équipe de gouvernement locale du parti a été convoquée et a pressé le maire de démissionner ou de quitter l'équipe. Le jeudi 22 octobre, la plaignante et deux élus ont témoigné comme témoins. L'une d'elles, Patricia Bueno, était la supérieure hiérarchique de la plaignante. L'autre, Jacinto Muñoz, ancien premier adjoint au maire depuis désigné candidat de la motion de censure à la mairie, a corroboré le récit de la plaignante, en contradiction directe avec la déposition de Landaluce. La juge chargée du dossier, Alba Serrano, avait convoqué le maire comme mis en cause le 16 octobre.

Dates clés de l'affaire du maire d'Algeciras
10 juil. Faits allégués lors d'une réunion à la mairie, selon le récit de la plaignante
12 oct. Plainte déposée par une membre des Nuevas Generaciones du PP
16 oct. Landaluce convoqué pour être entendu comme mis en cause
19 oct. Landaluce annonce qu'il quittera ses fonctions le 25 octobre
22 oct. La plaignante et deux élus témoignent comme témoins
23 oct. Landaluce est entendu pendant environ une heure et demie
25 oct. Date prévue du départ de Landaluce

Les conséquences politiques

Douze des quinze élus du PP ont demandé la démission du maire, trois s'y sont opposés. Landaluce ayant refusé de se retirer, les douze ont quitté l'équipe de gouvernement et présenté avec Vox une motion de censure contre lui. Les trois élus restés ont été nommés adjoints d'un gouvernement qui compte désormais quatre membres. Le lundi 19 octobre, Landaluce a annoncé qu'il quitterait ses fonctions le dimanche 25 octobre, et il réfléchit encore à rester ou non conseiller municipal. Interrogé sur la possibilité que l'affaire soit encore en cours lors des élections municipales de mai, il a déclaré ne pas voir les deux comme incompatibles. Il a aussi affirmé avoir été menacé s'il ne partait pas, sans aller au-delà de ce qu'il avait dit à la juge. Une version situe la fin de son mandat au vote de la motion de censure, le mercredi 28 octobre, plutôt qu'au 25 octobre.

Position des élus du PP sur la démission du maire
élus
Ont demandé la démission du maire12
S'y sont opposés3

La suite

Landaluce dit vouloir que la procédure avance vite, estimant qu'une accusation constitue en soi une peine quand l'affaire traîne.

Au final, quoi qu'il arrive, vous avez déjà été accusé, jugé et condamné avant même que le procès ait eu lieu.

— José Ignacio Landaluce

Aucune mesure conservatoire n'a été demandée dans cette affaire : la prochaine étape est l'ordonnance écrite de la juge sur l'existence d'indices suffisants pour le mettre formellement en examen. Qu'il parte le 25 octobre ou lors du vote de censure, son mandat de maire s'achève, et les élections municipales sont prévues en mai.

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Sources