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Diplomatie · depuis · maj · 8 sources

Weidel appelle à une réforme de l'UE, à une sortie de Schengen et à un référendum sur l'appartenance de l'Allemagne

Lors d'une conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg, le 21 octobre, la co-présidente de l'AfD a présenté un plan visant à réduire les institutions européennes et à soumettre l'adhésion de l'Allemagne à un référendum si la réforme échoue.

Un plan pour reconstruire l'Union

Alice Weidel, co-présidente d'Alternative für Deutschland, a déclaré lors d'une longue conférence de presse à Strasbourg, le 21 octobre, que l'UE dans sa forme actuelle a un besoin urgent de réforme. Le document programmatique du parti propose de réduire drastiquement les institutions de l'Union et, si cette tentative échoue, d'organiser un référendum sur le maintien de l'Allemagne dans l'UE. Mme Weidel a fondé ce plan sur trois principes : la subsidiarité, la responsabilité et la souveraineté. Elle a soutenu que les décisions doivent être prises au niveau le plus bas possible et que ni l'État ni la Commission européenne, non élue, ne devraient s'immiscer dans la vie privée. Elle a également affirmé que la Commission détient le pouvoir d'initiative législative, une prérogative qui appartient normalement aux parlements.

La voie du pouvoir et la question Vannacci

Weidel a lié ce programme aux récents gains électoraux régionaux de l'AfD, affirmant que le parti est prêt à prendre le pouvoir en Allemagne. Le document fixe 2029, année des prochaines élections européennes et fédérales allemandes, comme point de départ des réformes. Il indique qu'une majorité patriotique de droite au Parlement européen pourrait alors devenir réalité. Interrogée sur la question de savoir si Roberto Vannacci, dirigeant de Futuro Nazionale, devrait s'allier à la coalition de centre droit de Giorgia Meloni, Mme Weidel a refusé de conseiller un quelconque responsable politique européen, déclarant qu'il connaît mieux son propre pays. Roberto Vannacci était présent à la conférence de presse, et elle a dit être fermement convaincue que la décision prise était la bonne, non seulement pour ses électeurs mais aussi pour l'Italie.

Schengen, frontières et euro

Weidel a déclaré que la protection des frontières est une prérogative des États souverains et que, si l'UE ne peut pas garder ses frontières extérieures, les États membres doivent le faire eux-mêmes. Si l'accord de Schengen cesse de fonctionner, a-t-elle dit, l'Allemagne devrait en sortir. Elle a demandé que les étrangers qui suscitent le désordre soient retenus puis expulsés. Sur le plan monétaire, elle a affirmé que l'interdiction des renflouements prévue par les traités est violée depuis plus de 10 ou 15 ans et que la Banque centrale européenne finance de fait la dette publique, ce que les traités interdisent. Elle a déclaré que chaque pays et chaque institution doit respecter les règles convenues, faute de quoi le chaos est inévitable.

L'Ukraine et les grandes puissances

Weidel a déclaré que l'UE avait échoué sur l'Ukraine et était absente de la table des négociations. Elle a soutenu que les accords d'Istanbul de 2022 auraient produit un résultat bien plus favorable pour l'Ukraine que la situation actuelle et que la position de négociation de Kyiv s'est depuis détériorée. Elle a rejeté l'idée qu'il s'agirait d'une capitulation de l'Ukraine, appelant au contraire à une approche diplomatique pragmatique tenant compte des intérêts de l'Ukraine comme de la Russie. Elle a décrit les États-Unis, la Russie et la Chine comme les trois grandes puissances en jeu et estimé que le leadership européen est pratiquement inexistant.

Coûts de l'énergie et troubles

Weidel a imputé au Green Deal et à l'interdiction des nouvelles immatriculations de voitures à moteur thermique le renchérissement artificiel de l'énergie et la perte de compétitivité de l'industrie européenne. Elle a indiqué que l'Allemagne comptait 19 centrales nucléaires à son apogée et n'en a plus aucune aujourd'hui, ce qui, selon elle, explique que les prix de l'énergie allemands soient les plus élevés d'Europe. Elle a appelé à un retour au marché libre, à une baisse des impôts et à une forte réduction des dépenses publiques. Elle a également lié les troubles en France, en Italie et en Allemagne à des milieux de gauche et à des contextes migratoires.

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Sources