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Santé & Éducation · · 8 sources

Le ministre roumain de la Santé chiffre à 11,5 milliards de lei les besoins du secteur et ordonne un audit du CNAS

Alexandru Rogobete a déclaré mercredi 21 octobre que le secteur sanitaire a besoin d'environ 11,5 milliards de lei pour payer les factures échues à ses fournisseurs, la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAS) étant la principale source du manque à gagner.

Un déficit de 11,5 milliards de lei

Alexandru Rogobete, ministre roumain de la Santé, a déclaré mercredi 21 octobre sur Antena 3 CNN que l'ensemble du secteur sanitaire a besoin d'environ 11,5 milliards de lei pour payer les factures échues, les fournisseurs n'étant plus réglés depuis juillet. Le ministère lui-même a besoin de 1,2 milliard de lei sur cette somme, dont 800 millions pour la médecine d'urgence, le reste revenant à la CNAS. S'exprimant lors de sa première conférence de presse depuis son retour au poste, il a fait remonter la crise à l'élaboration du budget. Un document qu'il a présenté, envoyé au ministère des Finances au début de l'année, montre que son ministère avait demandé 31,91 milliards de lei, alors que le plafond fixé par le ministère des Finances était de 22,25 milliards de lei. D'où un écart de 9,65 milliards de lei (-30,26 %), et un budget approuvé en baisse de 4,78 milliards de lei par rapport à l'année précédente.

Budget santé 2026 : demande du ministère contre plafond du ministère des Finances
mds lei
Demande du ministère31.91
Plafond du ministère des Finances22.25

Un audit à la CNAS et la démission de Moldovan

Rogobete a annoncé un audit approfondi de la CNAS, programme par programme, y compris les pharmacies, les médicaments et les médicaments compensés. Il a qualifié de meilleure chose survenue dans le secteur ces sept derniers jours la démission du président de l'institution, Horațiu Moldovan, imputant à l'incompétence de ce dernier la crise dans laquelle le système a basculé. Le ministre affirme que la crise touche les programmes d'oncologie, de diabète et de cardiovasculaire gérés par la CNAS, et dit ne pas se souvenir d'une crise comparable au cours des dix dernières années. Il a aussi accusé l'ancien Premier ministre Ilie Bolojan d'avoir opéré des coupes sans tenir compte des spécificités de chaque domaine et de ne pas comprendre les chiffres, citant l'exemple de l'hôpital Floreasca donné par Bolojan. La démission est intervenue alors que le Parti national libéral (PNL) a décidé de passer dans l'opposition et a retiré les responsables qu'il soutenait.

Les services d'urgence et la rectification budgétaire

Rogobete espère que la rectification budgétaire pourra être achevée la semaine prochaine. Si elle prend une ou deux semaines de retard, il dit qu'il demandera de l'argent au fonds de réserve du gouvernement pour les services d'urgence. Les unités d'accueil des urgences (UPU) ont besoin de 391 millions de lei pour les hôpitaux locaux et les hôpitaux du ministère jusqu'à la fin de l'année, plus 156 millions de lei pour les soins critiques prioritaires en réanimation, AVC, infarctus, néonatologie et grands brûlés. Il estime que ces composantes ne peuvent pas être amputées uniformément :

On ne peut pas tailler les composantes de l'urgence à la hache, de haut en bas, car nous arriverons à un point d'effondrement financier.

— Alexandru Rogobete

La hausse des prix des carburants et de l'énergie a également renchéri les médicaments et les fournitures médicales, réduisant plus vite les budgets, en particulier pour les services d'ambulance et les services d'urgence. Mercredi soir, il a demandé un approvisionnement urgent en médicaments et en matériels critiques pour tous les services d'urgence de Roumanie.

Financements supplémentaires nécessaires aux services d'urgence
millions de lei
UPU et hôpitaux locaux et du ministère391
Soins critiques prioritaires156

Exercice privé et règles de garde

Rogobete s'en est aussi pris aux médecins qui quittent les hôpitaux publics à 10 heures pour leurs cliniques privées. Il a annoncé qu'il chercherait une voie juridique permettant aux directeurs d'hôpitaux de mettre fin aux contrats à la troisième infraction de ce type. Les médecins qui orientent des patients vers leur propre cabinet en utilisant les ressources publiques feront aussi l'objet de contrôles, a-t-il averti :

Ceux qui transfèrent des patients vers leur propre cabinet, avec les médicaments du cabinet du système public, auront une surprise !

— Alexandru Rogobete

Le ministre a également indiqué que les règles sur les dispenses de garde changeraient « à 180 degrés », afin qu'une dispense s'applique à la fois dans le public et dans le privé. Des formations obligatoires de lutte contre les infections, tous les deux ans, pour le personnel des services de réanimation et d'anesthésie ont aussi été annoncées.

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Sources