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Découvertes · depuis · maj · 8 sources

Des archéologues découvrent au large de la Turquie une épave vieille de 4 400 à 4 700 ans

Des archéologues sous-marins travaillant au large de l'île de Kekova, dans la province turque d'Antalya, ont découvert une épave contenant plus de 30 jarres et trois ancres en pierre, et les jarres pourraient encore conserver des traces de leur cargaison.

La découverte

Des archéologues sous-marins de l'université Akdeniz d'Antalya, dirigés par Hakan Öniz, ont localisé une épave à environ 30 mètres sous la surface au large de l'île de Kekova, en Turquie. L'épave est datée de 4 400 à 4 700 ans, ce qui la situe au début de l'âge du bronze. Le ministre turc de la Culture et du Tourisme, Mehmet Nuri Ersoy, a partagé des images de la découverte sur les réseaux sociaux le 15 octobre. Adnkronos rapporte que l'épave pourrait surpasser un navire découvert au large de l'île grecque de Dokos, daté d'environ 4 200 ans, comme l'épave la plus ancienne connue. Les jarres ont d'abord été considérées comme beaucoup plus récentes, mais Öniz a ensuite lu un rapport sur des amphores trouvées près des pyramides de Gizeh, et l'équipe a fait appel à l'archéologue australienne Karin Sowada pour une nouvelle analyse. Öniz, interrogé par CNN, a déclaré que les amphores ressemblaient à celles de sa propre épave.

La datation de l'épave

La datation au radiocarbone n'a pas été possible car la coque en bois s'est désintégrée, l'équipe s'est donc appuyée sur la poterie. Les jarres ont deux anses, une bande décorative autour de la panse et une base plate, une forme qui correspond aux amphores trouvées en Égypte et au Moyen-Orient et datées de la même période de 4 400 à 4 700 ans. DIE WELT rapporte que de la poterie comparable a été attribuée au début de l'âge du bronze, entre 2700 et 2400 av. J.-C. L'analyse de l'argile suggère que certaines jarres ont été fabriquées dans des ateliers de la vallée du Jourdain, entre Israël et la Jordanie. Des objets similaires ont également été retrouvés près des pyramides de Gizeh, à Troie et en Crète, ce qui, selon les archéologues, peut indiquer des sites de production, des routes de transport et des contacts entre les premières sociétés.

Cargaison et routes possibles

Plus de 30 jarres et trois grandes ancres en pierre ont été trouvées sur un fond marin en pente d'environ 30 mètres de profondeur, et le navire lui-même mesurait environ 10 mètres de long. Certaines jarres contenaient un résidu brillant et collant. Karin Sowada, archéologue à l'université Macquarie en Australie, a déclaré qu'il pourrait s'agir d'huile d'olive, de vin ou peut-être de résine d'arbre, et que les jarres pourraient avoir été réutilisées après le voyage. eldiario.es rapporte qu'une jarre porte des marques distinctives et deux trous, ce qui suggère qu'elle pourrait avoir servi à fabriquer du fromage ou du beurre. L'hypothèse principale est que le navire est parti de la côte méditerranéenne orientale, à destination de Troie ou de la Crète, avant qu'une tempête, une erreur de navigation ou un autre accident ne le fasse couler.

Ce qui reste inconnu

La cause exacte du naufrage reste inconnue, et la structure en bois ne peut pas être étudiée directement. Les fouilles ont commencé en 2026 sous la direction du musée d'Antalya, dans le cadre de permis délivrés par le ministère de la Culture et du Tourisme. Ersoy a déclaré que les autorités poursuivront les recherches pour en savoir plus sur l'histoire maritime de l'Anatolie et pour protéger le patrimoine sous-marin pour les générations futures. Les chercheurs s'efforcent encore de déterminer ce que transportaient les jarres, et la découverte n'a pas encore été confirmée de manière indépendante comme l'épave la plus ancienne du monde.

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Sources