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Énergie & Commerce · depuis · maj · 8 sources

Le Brent franchit les 100 $ alors que le conflit USA-Iran s'étend et que l'EIA relève ses prévisions de prix de l'énergie pour 2026

Les contrats à terme sur le Brent ont dépassé les 100 $ le baril mercredi pour la première fois depuis le 24 juillet, sous l'effet d'échanges de frappes au Moyen-Orient et d'un prélèvement de 400 millions de barils sur les réserves mondiales.

Les prix du brut dépassent les 100 dollars

Les contrats à terme sur le Brent, référence mondiale, ont dépassé les 100 $ le baril mercredi, atteignant 100,07 $ pendant les heures de négociation européennes et marquant un plus haut de six semaines. Le West Texas Intermediate américain a grimpé de 1,83 % à 94,73 $ le baril. Le prix du Brent a gagné environ 25 % depuis début août, alors que le conflit entre les États-Unis et l'Iran entre dans son septième mois. Les flux commerciaux via le détroit d'Ormuz, qui s'établissaient entre 8 et 9 millions de barils par jour avant le 30 août, sont tombés sous les 2 millions de barils par jour. Des institutions financières comme Goldman Sachs, Bank of America et HSBC ont relevé leurs objectifs de prix en réaction au resserrement du marché physique.

Les investisseurs pétroliers expriment leur point de vue sur l'impact de la dernière escalade au Moyen-Orient de manière non équivoque.

— Tamas Varga

Escalade des frappes et perturbations à Ormuz

Cette hausse des prix fait suite à des affrontements militaires directs dans le golfe Persique et sur les routes de navigation de la mer Rouge. L'Iran a annoncé mercredi que ses forces ont attaqué 10 navires près du détroit d'Ormuz après que les États-Unis ont coulé cinq pétroliers iraniens. Les forces iraniennes ont également lancé des frappes contre des bases militaires américaines, tandis que les milices houthies soutenues par l'Iran ont frappé des installations énergétiques en Arabie saoudite, mettant le feu à plusieurs installations pétrolières. Les attaques houthies ont perturbé le trafic des pétroliers dans le détroit de Bab el-Mandeb et réduit les départs de navires du port saoudien de Yanbu en mer Rouge, limitant ainsi les principales voies alternatives pour les exportations de pétrole brut.

Étapes clés des perturbations pétrolières au Moyen-Orient en 2026
28 févr. Les hostilités commencent entre les États-Unis et l'Iran, perturbant les routes maritimes
24 juil. Le Brent franchit les 100 $ le baril (précédent record)
3 sept. L'Agence américaine d'information sur l'énergie finalise ses prévisions de prix actualisées
8 sept. Les milices houthies lancent des frappes sur des installations énergétiques saoudiennes
9 sept. Le Brent franchit les 100 $ alors que l'Iran attaque 10 navires après des frappes de pétroliers américains

Perspectives de l'EIA et déficits d'approvisionnement mondiaux

L'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) a relevé ses prévisions de prix du pétrole pour 2026 mercredi, invoquant des prélèvements rapides de stocks dus aux arrêts de production au Moyen-Orient. Les stocks mondiaux de pétrole ont baissé d'environ 400 millions de barils depuis janvier, et les prélèvements devraient se poursuivre jusqu'à la fin de 2026. L'EIA a augmenté sa prévision de prix au comptant pour le Brent en 2026 de près de 5 %, à environ 91 $ le baril, tout en réhaussant sa prévision pour le West Texas Intermediate à 84,65 $ le baril.

Arrêts de production de pétrole brut au Moyen-Orient en 2026
millions de barils par jour
2026-075
2026-086.7
T4 20265.7

Les arrêts de production de pétrole au Moyen-Orient sont passés de 5 millions de barils par jour en juillet à 6,7 millions de barils par jour en août, selon l'EIA. L'agence prévoit que les interruptions régionales atteindront en moyenne 5,7 millions de barils par jour au quatrième trimestre, la production ne devant pas revenir aux niveaux d'avant le conflit avant le deuxième trimestre 2027. L'Agence internationale de l'énergie avait précédemment estimé que l'offre mondiale de brut se contracterait de 4,3 millions de barils par jour en 2026, soit une baisse de 4 %.

Réponses économiques et politiques mondiales

Les gouvernements du monde entier modifient leurs politiques fiscales et leurs stratégies en matière de carburants pour gérer les coûts énergétiques. Au Brésil, le président Luiz Inácio Lula da Silva a signé un décret exécutif allouant 6,6 milliards de réals (1,3 milliard de dollars) en subventions aux carburants, dont 5,6 milliards de réals pour le diesel routier et 998 millions de réals pour les importations et la production de pétrole. En Inde, troisième importateur mondial de pétrole, Tarun Kapoor, conseiller au bureau du Premier ministre, a déclaré que le gouvernement testait des mélanges de biocarburants dans le diesel et élargissait la production d'éthanol à partir de maïs, de riz et de canne à sucre. Les banques centrales se préparent à un nouveau resserrement de leur politique, les données du CME FedWatch indiquant une probabilité de 60,4 % d'une hausse de 25 points de base des taux d'intérêt par la Réserve fédérale américaine la semaine prochaine.

La hausse du pétrole et des taux d'intérêt reste les principaux risques pour les actions à court terme. Il est désormais bien compris que les réserves stratégiques ont été considérablement réduites pour amortir les prix du pétrole.

— Mike Wilson
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Sources