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Gouvernement · depuis · maj · 8 sources

Lluís Puig reprend son siège au Parlement catalan, Toni Comín prête serment à Madrid

Neuf ans après le référendum du 1er octobre 2017, Lluís Puig est rentré en Catalogne et a pris son siège au Parlement jeudi, tandis que Toni Comín a juré la Constitution espagnole à Madrid pour occuper son siège au Parlement européen.

Puig rentre après neuf ans à l'étranger

Lluís Puig, ancien conseiller à la culture de la Generalitat et député de Junts, est rentré en Catalogne mercredi 21 octobre, pour la première fois en neuf ans depuis le référendum du 1er octobre 2017. Ce soir-là, à 19 h 30, il a participé à la manifestation « Cants per la Llibertat », organisée chaque jour devant la mairie de Terrassa depuis novembre 2017, dans sa ville natale. Le secrétaire général de Junts, Jordi Turull, et le porte-parole parlementaire, Salvador Vergés, figuraient parmi les dirigeants du parti qui l'accompagnaient. Puig a remercié les sympathisants de leur soutien pendant son absence et déclaré que le mouvement restait ferme et résilient. Il a aussi accusé la justice et l'État espagnol de vouloir faire de la politique sans se présenter devant les électeurs, et affirmé que les tribunaux avaient perdu neuf ans avant de faire ce qu'il estime qu'ils auraient dû faire en octobre 2017.

Puig prend son siège au Parlement

Jeudi 22 octobre, le président du Parlement, Josep Rull, a accueilli Puig aux portes de la chambre à 15 heures, puis lui a donné la parole lors de la séance plénière. Puig avait retiré sa demande de délégation de vote, une pratique qu'il suivait à chaque plénière depuis son entrée dans la chambre, afin de pouvoir voter en personne cet après-midi-là. Dans son premier discours à la tribune depuis son retour, il a déclaré que rien ne commençait ni ne s'achevait ce jour-là et que la lutte continuait. Les députés de Junts, d'ERC, des Comuns, de la CUP et d'Aliança Catalana l'ont applaudi, tandis que ceux du PSC-Units et du PP sont restés assis. Puig a retiré le ruban jaune qui marquait son siège vide depuis le début de la législature. Rull a déclaré que sa présence était « un honneur », tout en rappelant que le siège de Carles Puigdemont reste vacant.

Dates clés des retours de Puig et Comín
20 oct. Le juge Pablo Llarena lève les mandats d'arrêt contre Comín et Puigdemont
21 oct. 19:30Puig participe à la manifestation Cants per la Llibertat à Terrassa
22 oct. 15:00Josep Rull accueille Puig aux portes du Parlement
25 oct. Comín prévoit de franchir la frontière française à pied

Comín prête serment à Madrid

Toni Comín, ancien conseiller catalan qui conduisait la liste de Junts aux élections européennes de juin 2024, a quitté Bruxelles en voiture mardi soir et est arrivé à Madrid mercredi 21 octobre. Jeudi, il a retiré son accréditation à la Junta Electoral Central, installée dans les locaux du Congrès, après avoir promis de respecter la Constitution espagnole, comme la loi l'exige. Il a déclaré que ce serment répondait à la loyauté envers le peuple de Catalogne et envers le mandat du 1er octobre 2017. Comín avait obtenu l'unique siège européen du parti mais n'avait pas accompli les démarches légales espagnoles par crainte d'être arrêté dès son entrée en Espagne, si bien que le siège était resté vide. Il a affirmé que son passage à Madrid ne mettait pas fin à son exil, qu'il compte achever dimanche 25 octobre, lorsqu'il prévoit de franchir la frontière française à pied par un col de montagne, une marche d'environ 4 km avec sa famille et ses amis. Il avait d'abord demandé le 27 octobre mais a avancé la date pour éviter des mois de retard, et espère prendre son siège en novembre, pour la session plénière à Bruxelles les 11 et 12 novembre. Il n'a répondu à aucune question et s'est plaint que la convocation ait été fixée avant son retour prévu, ce qu'il présente comme une tentative de perturber ses projets médiatiques.

Une décision de justice à l'origine des deux retours

Les deux retours font suite à une décision du juge de la Cour suprême Pablo Llarena, qui a confirmé que la loi d'amnistie s'applique au délit de détournement de fonds après un récent arrêt du Tribunal constitutionnel. La même décision a définitivement levé les mandats d'arrêt contre Puig et Comín, et celui visant Puigdemont avait également été retiré. Le siège de Puigdemont au Parlement reste vide dans l'attente de l'application de l'amnistie, et son retour n'est attendu qu'après les élections générales du 29 novembre.

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Sources