pollar.news
édition texte seul
← Retour à la une

Texte généré par l’IA · Comment ce texte est produit

Conflits · · 7 sources

Israël libère neuf suspects colons après des agressions contre une photojournaliste américaine et des diplomates européens

Un tribunal de Jérusalem a ordonné mercredi 21 octobre au soir la libération de neuf des dix suspects colons, placés sous assignation à résidence. Un suspect reste en détention tandis que la police poursuit l'enquête sur les agressions contre la photojournaliste du Washington Post Heidi Levine et des diplomates européens.

Le tribunal place neuf suspects en assignation à résidence

Un tribunal israélien de Jérusalem a ordonné mercredi 21 octobre au soir la libération de neuf des dix suspects colons, selon Honenu, un cabinet d'avocats qui représente les colons israéliens. La police a indiqué qu'un suspect restait en détention et que l'enquête sur les incidents violents se poursuivait. Les suspects avaient été présentés au tribunal mercredi, deux jours après l'annonce de leur arrestation par la police lundi 19 octobre. Le bureau de Netanyahu a défendu les colons et qualifié la couverture des agressions de campagne de diffamation. L'avocat de Honenu, Assaf Gonen, a affirmé que les arrestations avaient été effectuées sous la pression des médias et d'intérêts étrangers.

Agressions contre une photojournaliste et des diplomates

Heidi Levine, photojournaliste de 64 ans pour le Washington Post, a été agressée par des colons masqués le vendredi 16 octobre alors qu'elle couvrait la récolte des olives à Abu Falah, au nord de Ramallah. Observador rapporte qu'elle a subi quatre fractures aux vertèbres et deux côtes cassées, et qu'elle est sortie mercredi d'un hôpital de Petah Tikva, en Israël. L'Association de la presse étrangère en Israël a indiqué que les agresseurs avaient aussi volé son passeport, son portefeuille, son téléphone et son matériel de travail. Heidi Levine a raconté que l'agression n'avait pris fin que lorsque des jeunes Palestiniens ont lancé des pierres avec des frondes, repoussant les assaillants, et elle dit avoir l'intention de retourner sur le terrain. Une autre agression a visé des diplomates français, belges et polonais ainsi qu'un maire français, Bernard Baudoux, maire d'Aulnoye-Aymeries dans le nord de la France, qui visitaient une communauté palestinienne dans une autre partie de la Cisjordanie.

L'organisation de défense des droits humains Yesh Din a décrit la rareté des arrestations après de telles agressions.

Dans la grande majorité des agressions contre des Palestiniens, aucune arrestation n'est effectuée.

— Yonatan Kanonich

La violence des récoltes en chiffres

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU a recensé au moins 160 incidents violents impliquant des colons et liés à la récolte durant les deux premières semaines d'octobre, certains avec la participation ou la protection des forces israéliennes. La Commission palestinienne de résistance à la colonisation et au mur a déclaré avoir documenté 17 pogroms commis par les forces israéliennes et des colons contre des agriculteurs et leurs terres, et compté 409 agressions en octobre, 317 attribuées aux colons et 92 aux forces israéliennes. Naplouse a enregistré le plus grand nombre d'agressions, 166, suivie de Salfit avec 91. Le décompte de la commission inclut le vol de récoltes, l'incendie d'oliviers, des tirs à balles réelles et des menaces sous la menace d'une arme. Un Palestinien de Burqa est mort des suites de blessures par balle infligées par des colons alors qu'il cueillait des olives le 7 octobre.

Décompte des agressions d'octobre 2026 par la commission palestinienne, selon l'auteur
agressions
Colons317
Forces israéliennes92

Contexte électoral et politique de colonisation

Le jeudi 22 octobre, Ben Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, a annoncé que 11 nouvelles colonies de Cisjordanie avaient été ajoutées à la liste où les résidents peuvent obtenir des permis de port d'arme, cinq jours avant les élections législatives du mardi 27 octobre. Les ajouts comprennent notamment Asif, Homesh, Sahlav et Eival, et trois d'entre elles, Ganim, Kadim et Homesh, ont été démantelées en 2005 dans le cadre du plan de retrait d'Ariel Sharon. Le Hamas a condamné cette décision comme une escalade de l'occupation. Les organisations israéliennes de défense des droits citées par le rapport affirment que le gouvernement actuel a supervisé 40 000 logements dans des colonies illégales, le contrôle de 18 % des terres agricoles et l'expulsion de 118 communautés d'éleveurs. Le rapport de La Paix maintenant de juillet recensait 104 colonies approuvées par le gouvernement, dont 38 nouvelles.

Réactions internationales

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré samedi 18 octobre que Washington était très préoccupé par les images de l'agression contre la photojournaliste et avait exhorté Israël à agir fermement. La France, la Belgique et la Pologne ont également appelé Israël à agir. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a déclaré jeudi dans un message sur X que la situation dans le territoire palestinien occupé était hors de contrôle, les Palestiniens subissant quotidiennement des agressions de colons. Le bureau des droits humains de l'ONU a demandé aux gouvernements et aux donateurs de passer des condamnations à des actes concrets et a qualifié de sombre le début de la saison des olives.

Dates clés de l'affaire des agressions de colons
16 oct. Des colons masqués agressent la photojournaliste du Washington Post Heidi Levine à Abu Falah
18 oct. Marco Rubio déclare que les États-Unis ont exhorté Israël à agir fermement
19 oct. La police annonce l'arrestation de 10 suspects
21 oct. Le tribunal ordonne la libération de neuf suspects sous assignation à résidence
22 oct. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres déclare que la situation est hors de contrôle
27 oct. Élections législatives israéliennes
Lire la version complète sur pollar.news →

Sources