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Sécurité · depuis · maj · 8 sources

Macron qualifie la fusillade de Trappes de terrorisme raciste, le suspect placé en observation psychiatrique

La garde à vue du suspect de 39 ans dans la fusillade de Trappes a été levée dimanche 25 octobre et il a été placé en observation psychiatrique pour une durée maximale de 48 heures. Le parquet indique que du cannabis et de la cocaïne ont été retrouvés dans son sang.

L'attaque à Trappes et à La Verrière

Vendredi 23 octobre, des tirs ont commencé peu après 10 heures à Trappes, commune des Yvelines en banlieue parisienne, et se sont poursuivis dans la commune voisine de La Verrière. Le parquet identifie le suspect comme Kevin T., un habitant des Yvelines de 39 ans, qui a tiré des rafales depuis l'intérieur de sa Renault Clio. Un homme de 26 ans d'origine africaine a été tué. Les bilans divergent sur le nombre de blessés : la plupart des médias font état de cinq personnes blessées, tandis que BFMTV en a compté quatre, dont une fille de 12 ans.

Les étapes clés de l'affaire de Trappes, du 23 au 25 octobre 2026
2026-10-23T10:00Des tirs commencent à Trappes puis se poursuivent dans la commune voisine de La Verrière
2026-10-23Le suspect est interpellé à Coignières
Samedi soir 24 octobreExamen psychiatrique du suspect réalisé à la demande du PNAT
2026-10-25La garde à vue est levée et le suspect est placé en observation psychiatrique pour 48 heures au maximum

Selon Le Monde, le suspect a été interpellé à Coignières avec une mitraillette et des grenades lacrymogènes dans sa voiture. La perquisition d'un appartement qu'il louait à Plaisir, à faible distance de Trappes, aurait permis de découvrir des bouteilles de gaz et des fils reliés à un minuteur, selon une seconde source policière. Les enquêteurs ont également trouvé un exemplaire de Mein Kampf d'Adolf Hitler, une Bible et un Coran, selon des sources de l'AFP. Le parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert une enquête pour assassinat en lien avec une association terroriste.

La garde à vue levée au profit d'une observation psychiatrique

Le suspect a d'abord été placé en garde à vue après qu'un médecin l'a jugé apte à cette mesure. À la suite d'un examen psychiatrique samedi soir 24 octobre, demandé par le PNAT, la garde à vue a été levée dimanche 25 octobre. Il a été transféré à l'unité psychiatrique de la préfecture de police de Paris pour une observation d'une durée maximale de 48 heures. Le PNAT indique que cette période dira si son état mental permet de poursuivre les auditions. Quatre personnes de son entourage, dont son père et sa mère, restent en garde à vue. Les analyses ont révélé la présence de cannabis et de cocaïne dans son sang. La presse allemande indique que la garde à vue prolongée samedi après une première audition peut durer jusqu'à 96 heures pour les suspects terroristes avant leur présentation à un juge.

Mobile allégué et réactions politiques

Le Monde rapporte que Kevin T. a déclaré avoir visé des personnes arabes et noires pour venger des commerçants frappés lors des violences et des pillages du 17 octobre. La police qualifie l'attaque d'acte isolé, même si d'éventuels liens avec l'extrême droite sont examinés, selon El Mundo. Emmanuel Macron a qualifié la fusillade d'attentat raciste. Ali Rabeh, maire de Trappes et membre du parti Génération.s, a relié ces violences à un climat de tension politique après les mobilisations sur l'éducation et le coût de la vie, et estimé que chacun doit assumer ses responsabilités. Jordan Bardella a accusé Emmanuel Macron de manipulation politique, citant les victimes des attentats de Toulouse et de Nice.

Le ministère de l'Intérieur a fait état de 1 314 personnes interpellées lors des manifestations du 24 octobre, contre 2 628 le 17 octobre, selon El Mundo.

Interpellations lors des manifestations, 17 octobre contre 24 octobre 2026
personnes interpellées
17 octobre 20262628
24 octobre 20261314

La famille de la victime et les questions qu'elle soulève

L'avocat de la famille, Yassine Bouzrou, a déclaré que la famille avait été surprise par la décision de lever la garde à vue :

En pratique, ces levées de garde à vue pour raisons psychiatriques sont très rares.

— Yassine Bouzrou

Me Bouzrou a pointé un schéma récurrent : lorsque l'attaque vient de l'extrême droite, la question psychiatrique prend rapidement le dessus. Il a comparé l'affaire à un meurtre commis dans une mosquée à La Grand-Combe, où le suspect avait également été rapidement déclaré irresponsable pénalement. La presse allemande cite l'avocat selon lequel le suspect était connu de la police et de la justice et aurait détenu des armes de guerre ; la famille veut donc établir si les autorités ont failli.

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Sources