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Sécurité · depuis · maj · 8 sources

Manifestations en Italie : 9 arrestations et 4 292 personnes identifiées, des heurts à Turin, Rome et Bologne

La police italienne a indiqué que 371 personnes ont été conduites dans ses locaux après les manifestations de samedi dans plusieurs villes. Les enquêteurs ont également détenu Youssef Siher, qu'ils considèrent comme le cerveau du Movimento 17 ottobre.

Le cortège de Milan et le bilan de la police

La police de Milan a indiqué qu'environ 15 000 personnes sont parties de plusieurs points samedi après-midi 24 octobre pour converger vers un seul cortège. La Questura a déclaré avoir déployé un large dispositif de sécurité qui a suivi l'évolution des places et des cortèges tout au long de la journée. Ses chiffres, publiés dimanche, font état de 196 personnes conduites au commissariat central, dont 171 placées en détention préventive de police (fermo di prevenzione). Cinq personnes ont été arrêtées, 44 ont été signalées et 2 921 identifiées.

Les forces de l'ordre ont également notifié 34 interdictions Dacur d'accès à certaines zones urbaines ou lieux publics, cinq arrêtés d'éloignement (fogli di via) de la ville de Milan, deux autres Dacur liés à des violations des règles d'éloignement et 26 interdictions Daspo « hors contexte » pour des comportements liés aux manifestations. La présidente du Conseil Giorgia Meloni a remercié la police sur les réseaux sociaux samedi soir d'avoir assuré la sécurité malgré les tentatives de personnes violentes de provoquer des heurts.

La Questura a conclu son communiqué par un bilan de la journée.

Grâce à la présence et à la gestion constante du dispositif de sécurité, la journée s'est achevée sans aucune atteinte à l'ordre public et à la sécurité à Milan.

— Questura de Milan

Le bilan national et les chiffres par ville

Le département de la sécurité publique a fait état de neuf arrestations, 87 signalements et 4 292 personnes identifiées lors des manifestations organisées samedi dans plusieurs villes italiennes. Au total, 371 personnes ont été conduites dans les locaux de police, dont 110 mineurs et 69 ressortissants étrangers. Selon le département, les heurts se sont concentrés à Turin, Rome et Bologne, tandis que les dégradations et les pillages observés à Milan le week-end précédent ne se sont pas reproduits.

La répartition par ville du département place Milan en tête des personnes identifiées, avec 2 885, devant Bergame (485) et Turin (421). Ses chiffres milanais de trois arrestations et 41 signalements ont ensuite été remplacés par la mise à jour de la Questura : cinq arrestations, 44 signalements et 2 921 personnes identifiées. Rome a enregistré 11 signalements et 96 personnes conduites dans les locaux de police.

Personnes identifiées par ville le 24 octobre
personnes
Milan2885
Bergame485
Turin421
Padoue147
Naples129
Rome200
Florence14
Bologne11
Personnes conduites dans les locaux de police par ville le 24 octobre
personnes
Milan167
Rome96
Bergame37
Turin27
Florence14
Naples12
Padoue9
Bologne9

L'enquête sur Youssef Siher et le Movimento 17 ottobre

Le parquet de Milan a ordonné la détention de Youssef Siher, chercheur italien de 30 ans issu de la deuxième génération de l'immigration, que les enquêteurs considèrent comme le cerveau du Movimento 17 ottobre, lié aux heurts du centre de Milan le week-end précédent. Selon l'ANSA, les infractions reprochées sont l'incitation au crime aggravée par un but de terrorisme et le délit de violences organisées prévu à l'article 420 bis du nouveau décret sécurité. Les enquêteurs invoquent aussi l'article 270 bis, qui punit de sept à quinze ans de prison l'organisation de groupes projetant des violences à des fins terroristes. Il a été transféré du commissariat central de Milan à la prison après un long interrogatoire.

Son épouse, médiatrice culturelle de 32 ans née et élevée à Côme, est visée par une enquête pour les mêmes infractions mais n'a pas été placée en détention. Les enquêteurs ont joint Siher samedi matin via le téléphone de son épouse, le sien étant éteint. Selon les enquêteurs, tous deux gèrent les pages Instagram et Telegram du mouvement. Une notice biographique publiée par l'ANSA indique qu'il a étudié à l'université de Milan et occupé un poste de stagiaire de recherche au think tank ISPI, qui affirme qu'il a cessé sa collaboration en 2024.

Bologne et un Milan plus calme

À Bologne, un jeune homme qui marchait via Marconi en criant sur la police a été interpellé par des agents en tenue antiémeute. Un agent lui a retiré sa cagoule ; il gisait au sol, un bras bloqué dans le dos, et se plaignait en demandant de l'aide. Il s'est ensuite senti mal, et un médecin l'a pris en charge en position latérale tandis que des manifestants se rassemblaient et réclamaient sa libération. Une ambulance l'a emmené tandis que la foule scandait « vergogna, vergogna », et une lance à eau de la police a été utilisée pour disperser les personnes présentes dans le secteur.

Milan était plus calme dimanche. Les commerces ont rouvert corso Vittorio Emanuele et dans la Galleria, la Rinascente est restée ouverte jusqu'à l'après-midi, et certaines vitrines condamnées portaient des panneaux « nous sommes ouverts ». Des blindés Lince des parachutistes sont restés stationnés piazza San Babila et piazzetta Reale, près du Duomo, après que des jeunes ont brisé des vitrines et pillé des magasins du centre-ville une semaine plus tôt. Les cortèges étudiants de samedi ont perturbé quelque peu la circulation et les transports publics.

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Sources