pollar.news
édition texte seul
← Retour à la une

Texte généré par l’IA · Comment ce texte est produit

Macroéconomie · · 8 sources

Aecoc demande au prochain gouvernement de rétablir la TVA à zéro sur les produits de base, la consommation ralentissant

Ignacio González, président du lobby des biens de grande consommation Aecoc, a demandé au gouvernement issu du scrutin du 29 novembre de baisser les impôts, alors que l'inflation alimentaire et le ralentissement des dépenses pèsent sur les ménages.

Le congrès s'ouvre sur des demandes fiscales

Le 41e congrès Gran Consumo d'AECOC s'est ouvert mercredi 21 octobre 2026 à Séville. Son président, Ignacio González, a demandé au gouvernement issu des élections générales du 29 novembre de baisser les impôts, à commencer par un retour temporaire à une TVA à zéro sur les produits alimentaires de base et une réduction des taxes sur l'énergie. L'événement a réuni 1 340 dirigeants de 480 entreprises ; l'association regroupe plus de 35 000 industriels et distributeurs. Ignacio González a présenté cette demande comme une réponse à la pression qui pèse sur les budgets des ménages, due à la fois aux prix et aux impôts.

On peut baisser la TVA et les taxes sur l'énergie, alors faisons-le, parce qu'on voit à combien s'élèvent les recettes fiscales et c'est faisable.

— Ignacio González

Inflation et ralentissement des dépenses

Ignacio González a indiqué que les prix alimentaires ont augmenté de 29 % depuis 2021, une hausse qu'il a qualifiée d'inflation qui s'ajoute à l'inflation. L'inflation générale a atteint 4,9 % en septembre, tandis que l'inflation alimentaire s'établissait à 2,7 % ce mois-là, sous le taux général. Les panels de consommateurs cités par Ignacio González font état du mois le plus faible de 2026 à ce jour, et l'indice du commerce de détail est négatif depuis trois mois. L'association prévoit toujours une croissance de la consommation de 3,5 % pour l'ensemble de 2026.

Inflation générale et alimentaire en Espagne, septembre 2026
%
Inflation générale4.9
Inflation alimentaire2.7

Les entreprises absorbent une partie de la hausse de leurs coûts et réduisent leurs marges pour éviter de nouvelles hausses de prix, et elles déploient pour cela des plans de réduction des dépenses. Ignacio González a averti que cette marge de manœuvre a des limites. Plus la perturbation du détroit d'Ormuz dure, plus il sera difficile aux entreprises de tenir.

Plus le problème du détroit d'Ormuz dure, plus il sera difficile aux entreprises de tenir.

— Ignacio González

Impôts, salaires et productivité

Ignacio González a estimé que l'État dispose d'une marge pour baisser les impôts, car les recettes fiscales sont supérieures d'environ 50 % à celles d'il y a sept ans, tandis que la dépense publique progresse de 6,2 % par an. Il a affirmé qu'aucun budget n'est en place pour bien utiliser ces recettes. Selon lui, deux salariés sur trois en Espagne gagnent 30 000 euros ou moins par an, et un salaire de 30 000 euros génère 17 000 euros d'impôts. Il a accusé le gouvernement de ne pas indexer l'impôt sur le revenu (IRPF) sur l'inflation, ce qu'il a qualifié de hausse d'impôt silencieuse qui a réduit le pouvoir d'achat des classes moyennes.

La productivité en Espagne est inférieure de 23 % à la moyenne de la zone euro, a déclaré Ignacio González, et l'absentéisme coûte 36 000 millions d'euros par an, le troisième poste de dépense publique après les retraites et la santé. Il a présenté le problème comme une question de gestion et non de santé.

L'absentéisme n'est pas un problème de santé mais un problème de gestion.

— Ignacio González

Migration, France et élections

Ignacio González a appelé à une politique migratoire « raisonnable et ordonnée » pour pourvoir quelque 160 000 postes vacants sur le marché du travail espagnol. Il a estimé que la réalité sociale de l'Espagne diffère de celle de la France, où des troubles et des manifestations ont conduit Carrefour à revoir ses prévisions à la baisse. Il a espéré que l'épisode français serait temporaire et que l'Espagne éviterait des événements similaires. Il a également appelé le prochain gouvernement à adopter des budgets, à débloquer le Parlement, à trouver un consensus sur les sujets urgents et à éviter la polarisation et la banalisation de la corruption.

Dates clés du débat fiscal chez AECOC
21 oct. Ouverture du 41e congrès Gran Consumo d'AECOC à Séville
29 nov. Élections générales, après lesquelles le prochain gouvernement sera formé
Lire la version complète sur pollar.news →

Sources